Réseaux Sociaux : la nouvelle cible des géants d’Internet
Le constat est simple : Google, Yahoo! et Microsoft n'ont (pour l'instant) pas réussi à imposer leurs propres réseaux sociaux. Celui de Yahoo!, baptisé Mash, lancé en septembre, est toujours en test ; celui de Google (Orkut) ne décolle pas aux États-Unis.
Mais pour ces sociétés qui se disputent aujourd'hui le leadership mondial pour le contrôle commercial d'Internet, l'enjeu des réseaux sociaux est considérable : le nombre hallucinant de pages vues et la possibilité de cibler à l'extrême les utilisateurs offre de très belles perspectives publicitaires.
Les géants d’Internet mettent donc en oeuvre leurs stratégies pour s’emparer du marché du “social networking”.
Microsoft vient d’acheter (fin octobre) une participation de 1,6% dans
Facebook et de conclure un accord pour devenir la régie exclusive de ce
réseau dans le monde entier. Facebook, qui doit sa popularité
croissante au développement de 5.000 petits programmes permettant à
chaque internaute de personnaliser sa page.
Yahoo! pour sa part a noué un partenariat avec le “social network” Bebo
et devrait devenir sa régie publicitaire sur le marché britannique.
Google, à son tour, a dévoilé, le 1er novembre, une alliance avec
d'autres sites de socialisation, dont MySpace (propriété du groupe News
Corp), dans le but de concurrencer le site Facebook. Cette alliance
comprend le site de socialisation de Google, Orkut, le réseau
professionnel LinkedIn, ainsi que d'autres sites de socialisation comme
hi5, Friendster, Plaxo, Ning, Engage.com, Hyves, imeem, Six Apart,
Tianji, Viadeo et XING, ainsi que le fabricant de logiciel Oracle et le
site de logiciels en ligne Salesforce.com. Cette plate-forme commune
vient d’annoncer la sortie d'"OpenSocial", un service dédié aux
développeurs d'applications et aux sites Internet désireux de mettre en
place des fonctionnalités dites "sociales".
Mais pourquoi les géants du net s’arrachent-ils sur ce marché ?
Les trois géants du Web s'intéressent tout particulièrement aux revenus publicitaires que pourraient un jour générer ces sites.
Selon une étude publiée mi-octobre par le cabinet Datamonitor, les
réseaux sociaux compteront 230 millions de membres à la fin de l'année.
Pour l'instant, ces derniers se contentent de vendre des "bannières"
publicitaires, la forme la plus basique de réclame en ligne. Mais ils
détiennent une telle quantité de données privées sur leurs membres (sur
Facebook, beaucoup vont jusqu'à livrer leurs préférences sexuelles et
politiques), qu'ils pourraient proposer aux annonceurs des publicités
extrêmement ciblées.
"Avec les liens sponsorisés de Google, les publicités vues par les
internautes sont basées sur ce à quoi ils pensent. Avec les réseaux de
socialisation, ils verraient des réclames basées sur ce qu'ils sont",
explique Ri Pierce-Grove, analyste de Datamonitor.
Ces revenus publicitaires – moins d'1 milliard de dollars en 2007 – pourraient tripler d'ici à 2012, toujours selon Datamonitor.
Données personnelles : des limites à venir ?
Jaap Favier, vice-président du cabinet d’analyses Forrester, identifie
quand même un frein majeur au développement de la publicité sur les
réseaux sociaux : "C'est la protection des données personnelles. Pour
l'instant, ce n'est pas encore une préoccupation majeure, mais cela
pourrait bien le devenir, au fur et à mesure que monte en puissance
leur exploitation commerciale."
Pour l’instant, ce ne semble pourtant pas être une raison suffisante
pour limiter l’ambition des "géants du web" de s'emparer du marché des
réseaux sociaux.
Carolina Borges


Bonjour,
Voilà un article tout à fait intéressant.
230 millions de membres en fin d'année, 1 milliard de dollars, cela me fais réver...
... Bon je vous laisse, j'ai un business plan à peaufiner.
Patrick
Rédigé par: Patrick | le 13/04/2008 à 17:18
La chose qui reste a savoir et de savoir, jusqu'où ira la mode des réseaux sociaux.
Pour le moment , je suis d'avis de dire, que ce n'est pas une mode, mais belle et bien un usage a part entière.
Combien de personne aujourd'hui regarde leur facebook au moins une fois par jour?
Cependant, il est vrai que les données personelles des internautes, restent un sujet sur lequel nous n'avons pas fini de débattre.
Daniel Ichbiah dans comment google mangera le monde, dénonce le fait que google garde une traçe écrite de tous les mails, les mots clés, les trajets de la cartographie et j'en passe tapés sur ses services.... Mais il écrit également que si google venait a exploité ses données, il perdrait en crédibilité et surtout en image ethique et responsable de l'entreprise...
Les utilisateurs utiliseraient-ils toujours autant ses services? Google aura-t-il été assez fort, pour mettre les internautes dans une position de manque... "j'utilise car je ne peux pas faire autrement..."
www.tendancescom.com
Le blog des tendances en communication
Rédigé par: EmilieB | le 07/01/2008 à 16:02
Bien évidement que google s'interresse aux réseaux sociaux, pour la simple raison; qu'il soit présent là où il y a le client (l'internaute) afin de maintenir ces annonces (AdWords) et de donner un pack de service web complet(mail, blog, stats, réseau sociale, etc.) auprès de ces utilisateurs.
Pour conclure le but finale dela création d'un réseau socilae (Orkut:http://www.orkut.com/) est de maintenir sa présence dans tous les coins et de montrer sa force imbattable sur le web.
Wissem Bouguila
http://bouguila.blogspot.com/
Rédigé par: Wissem | le 05/11/2007 à 11:56